Michael Deunov Cornellier est le fondateur de l’écovillage la Cité Écologique. Il est né au Québec en 1953. Ses années d’études au primaire lui paraissent ennuyeuses et sans grand attrait. Il rêve dès lors de fonder une école différente. Dans ses rêves, l’école se passe presque entièrement dans la nature. Le domaine de l’éducation l’intéresse. Il aime le contact avec les êtres humains et les enfants le fascinent. Adolescent, il décide donc de devenir professeur d’éducation physique.
Il s’intéresse alors à plusieurs théories sur l’éducation. Ses réflexions sur la notion d’âme le conduisent vers les œuvres de Rudolph Steiner qui enseigne qu’il existe un monde spirituel et que l’homme, dans la partie la plus intime de son être, est étroitement lié à une dimension spirituelle. En 1979, à l’âge de 26 ans, il fait la connaissance d’Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986), philosophe et pédagogue français d’origine bulgare. Michael Deunov Cornellier comprend à ce moment qu’il devra fonder sa propre école pour voir sa vision de l’éducation se concrétiser.
Après la réalisation d’un premier camp d’été basé sur les apprentissages en pleine nature, Michael Deunov Cornellier fonde en 1984 le projet éducatif intégré dont il rêvait : La Cité Écologique. En 2003, il participe à la création d’un second écovillage La Cité Écologique du New Hampshire. En 2016, il reçoit le prestigieux prix « Kozeny Communitarian Award ».
Aujourd’hui, il offre son soutien et ses conseils aux jeunes de la deuxième génération qui sont aux commandes de la Cité Écologique.
C’est au bout du 8e Rang dans le superbe village de Ham-Nord qu’est né l’écovillage La Cité Écologique. Grâce à Michael Deunov Cornellier, en 1983, le rêve prend forme. Pédagogue de formation, M. Cornellier organise un camp de vacances pour enfants en nature. L’expérience est couronnée d’un tel succès que les enfants en redemandent.
En fait, ils veulent littéralement vivre cette pédagogie à longueur d’année. Ils sollicitent Michael Deunov Cornellier pour leur bâtir une école en pleine nature. Avec la promesse de l’implication des parents, il accepte de poser la première pierre d’un projet qui allait devenir, 30 ans plus tard, l’écovillage le plus important au pays.
L’année 1984 voit avec étonnement cet étrange rendez-vous de familles et de jeunes adultes, bottes aux pieds et ceinture d’outils à la taille. Professionnels et ouvriers spécialisés partageant leur savoir-faire dans une vision commune d’entraide, de solidarité et de développement durable. Une formidable synergie s’installe! Le projet, pédagogique avant tout, est novateur. L’établissement scolaire travaille de concert avec la commission scolaire et est reconnu par le ministère de l’Éducation.
Dans cet écosystème équilibré et stimulant, les parents doivent nécessairement faire partie de l’école. La mise sur pied d’entreprises au sein de l’écovillage se révèle la meilleure solution, créant emplois et offrant une formidable plateforme d’apprentissage pour les jeunes.
Au fil du temps, agriculture biologique, restaurant santé, petits plats cuisinés, boulangerie, soins de santé et reforestation sont parmi les premiers domaines gérés par les entreprises.
Porté par l’enthousiasme des enfants de la communauté, qui sont maintenant de jeunes adultes débordant d'énergie, d’autres belles entreprises voient le jour : Khéops International, Respecterre, La Ferme Bio-Maraîchère, Fabrication Smart Energy, Palettes Grandmont, Deuxième Chance… C'est l'occasion pour la nouvelle génération d'exprimer leur créativité et de tester leur sens de l'entrepreneuriat.
En 2003, le groupe essaime. Plusieurs familles et quelques jeunes s’installent aux États-Unis. Ils s’installent dans le New Hampshire où l’entreprise Khéops International devient un brillant fleuron. Là, l’école « Universal School of Life » continue de se déployer en pleine nature et s’enrichit au contact d’une nouvelle culture. L’école y est également approuvée par le département d’éducation du New Hampshire.
Vers la fin des années 2000, l’écovillage ouvre ses portes à l’international et s’implique dans le GEN (Global Ecovillage Network). Des échanges avec d’autres communautés commencent. En juin 2011, la conférence annuelle des écovillages du Canada se déroule avec grand succès à la Cité Écologique.
Depuis 2009, la Ferme Bio-Maraîchère accueille en stage des personnes venues des quatre coins du monde, désireuses de découvrir la vie en écovillage et l’agriculture biologique. Chacun apporte avec lui ses traditions, ses histoires et sa vision du monde, créant ainsi de riches échanges culturels qui nourrissent autant nos esprits que notre terre.
En 2014, la Cité Écologique fête avec fierté son 30e anniversaire.
Développant en permanence de nouveaux projets pour transmettre ses valeurs, l’écovillage décide de créer le CAP Éco-Communautaire afin d’agrandir et de consolider sa plateforme de formation et ainsi partager son expérience avec ceux qui désirent démarrer des projets similaires.
En 2015, l’écovillage est le premier hôte canadien à recevoir la formation en Éducation au Développement d’Écovillages (EDE) de Gaïa Éducation. Ce cours EDE connaît un réel succès et nous permet d’approfondir notre lien avec le réseau international des écovillages (GEN).
En 2016, ce sont les équipes du réseau des écovillages en Amérique du Nord (GENNA), du réseau des communautés intentionnelles (FIC) et du réseau nouvelle génération des écovillages de la région (NextGENNA) qui se rassemblent à la Cité Écologique. Elles y tiennent leurs rencontres annuelles et en profitent pour souligner le travail du fondateur, Michael Deunov Cornellier, en lui remettant le prestigieux prix « Kozeny Communitarian Award ».
De nombreux projets d'autonomie ont vu le jour au sein de notre écovillage durant les dernières années, avec notamment une fermette d'animaux, une serre aquaponique solaire passive, un verger en permaculture et des ruches d'abeilles.